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Tooth extraction by a dentist in the hospital

Picture of a patient

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Nouvelles


Au Congo, après la suspension des hostilités, Kinshasa reprend vie.


Jean-Philippe Rémy, LE MONDE, 26.08.06

Pour leur baptême du feu, les forces internationales chargées de la protection des élections générales en République démocratique du Congo (RDC) ont eu de la chance. Les combats qui ont éclaté entre les forces des deux principaux candidats lors de la proclamation, dimanche 20 août, des résultats de l'élection présidentielle, auraient pu embraser l'ensemble de la capitale, puis le pays. Après trois jours d'affrontements, les tirs ont cessé, grâce à une combinaison heureuse d'éléments.


La Mission des Nations unies au Congo (Monuc), avec ses 17 600 casques bleus, a déployé une dizaine de blindés dans Kinshasa dès dimanche, lorsqu'il a fallu protéger le président de la Commission électorale indépendante (CEI) pour lui permettre de se rendre, sous les balles, jusqu'à un studio de la télévision nationale pour y proclamer les résultats.

La situation s'est aggravée, mardi, lorsque des blindés et des troupes de la Garde spéciale de la sécurité (GSSP) du président Joseph Kabila, ont encerclé la résidence de son rival, Jean-Pierre Bemba, alors que s'y trouvaient quatorze diplomates venus tenter de ramener le calme. La Force de l'Union européenne (Eufor), chargée de jouer le rôle de force de protection rapide pour la Monuc, est alors entrée en jeu. L'Eufor ne disposait, au début des troubles, que d'un millier d'hommes à Kinshasa, dont la majorité n'appartient pas à des unités combattantes, en plus d'un autre millier prépositionnés au Gabon.

Mardi, 130 hommes de la légion espagnole ont été déployés aux environs de la résidence officielle de M. Bemba, sur le principal boulevard de Kinshasa, pour s'interposer entre les deux camps. La petite zone tampon ainsi créée a contribué à éloigner les adversaires qui, du reste, ont fui le combat rapproché, préférant adopter la tactique de la "guerre du bruit". Ce qui consiste à tirer en abondance en l'air pour signaler à l'ennemi qu'on tient une position.

RETRAIT DES BLINDÉS

Quoique spectaculaires, les combats, n'ont pas été d'une violence extrême. Alors que les blindés de la Garde du président Kabila tiraient au canon de 122 mm, appuyés par des mortiers et des lance-roquettes, un diplomate qui se trouvait dans la résidence se souvient de sa "surprise" de ne pas voir le bâtiment touché. "Si la résidence avait été visée directement, elle aurait été détruite, au moins en partie. La violence (limitée) des combats ne correspond pas à l'importance des moyens déployés", constate un expert des questions militaires. Seul l'hélicoptère de Jean-Pierre Bemba, devant le fleuve, a été carbonisé, atteint sans doute par une roquette tirée à proximité tandis qu'à l'intérieur, "Bemba apportait des Fanta toutes les deux heures", se souvient le même expert.

Surtout, un contact téléphonique a été établi dès le début des tirs entre le président et le groupe des diplomates. Après avoir affirmé tout ignorer de l'attaque, le chef de l'Etat s'est engagé à ordonner un cessez-le-feu.

Cet ordre a fini par aboutir au retrait des blindés, alors que des combats à la Kalachnikov continuaient. Mais les pressions effectuées sur les deux ennemis, conjointement au déploiement de la Monuc et de l'Eufor, sont finalement parvenues à les convaincre de faire cesser les affrontements, mercredi.

"Pour cette première expérience, la chaîne de commandement a bien fonctionné au sein de l'Eufor, et la réaction a été rapide, observe un spécialiste. S'il avait fallu détruire les chars de Kabila, ce qui aurait eu des conséquences politiques bien plus lourdes, il aurait fallu plus de temps pour recevoir l'ordre de tirer." Cette action conjointe de la Monuc et de l'Eufor a "sauvé le processus électoral", a déclaré le commandant de la force européenne, le général français Christian Damay, s'engageant à ce que le binôme intervienne "chaque fois que le processus électoral sera menacé".

Depuis, Kinshasa a repris vie timidement. Samedi 26 août au matin, la capitale restait sur ses gardes, consciente que la tension entre les forces des deux candidats était loin d'être dissipée. "On est sur le fil. Le moindre incident peut tout faire exploser à nouveau", s'inquiète une source du renseignement. Jean-Pierre Bemba est persuadé que sa vie est menacée.

Dans le camp adverse, Kikaya Bin Karubi, secrétaire particulier du président Kabila, affirme être certain que "Jean-Pierre Bemba ne compte plus que sur un coup de force, et (que), pour cela, il fera tout pour empêcher la tenue d'un second tour. Puisque ses militaires se cachent dans les quartiers de la ville, il faut les passer au peigne fin un par un".

Dans ce climat, il est difficile d'imaginer qu'une rencontre entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, réclamée par la communauté internationale, puisse sauver le processus électoral et permette d'organiser, le 29 octobre, le second tour de l'élection présidentielle.

Jean-Philippe Rémy
 

Le second tour en RDC, prélude à de nouveaux affrontements
 

Reuters, Édition du samedi 26 et du dimanche 27 août 2006

Kinshasa Les milices privées à la solde des candidats et les défaillances dans l'organisation du scrutin pourraient faire du second tour de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo le déclic d'un nouveau cycle de violences, alors même qu'il est censé parachever la transition vers la paix, redoutent des analystes.

Si le déroulement du premier tour, le 30 juillet, a été un relatif succès, l'annonce des résultats le 20 août a déclenché trois jours de batailles rangées à Kinshasa entre les partisans du président Joseph Kabila et ceux de l'ancien chef rebelle et désormais vice-président, Jean-Pierre Bemba.

Les deux hommes doivent s'affronter lors du second tour, le 29 octobre.

Au moins 23 personnes ont péri dans ces combats, qui ont pris fin lorsque la mission de l'ONU au Congo (MONUC) a réussi à arracher une trêve aux belligérants et déployé ses militaires, soutenus par une force européenne, dans les rues de la capitale congolaise.

«Les piètres dispositions prises dans le domaine de la sécurité se sont combinées aux fortes tensions entourant le scrutin et la rhétorique incendiaire adoptée par certains candidats avant les élections», relève Jason Stearns, analyste au sein de l'International Crisis Group. «Tant que ces problèmes ne seront pas réglés, il y aura davantage de violences à l'approche du second tour des élections», prédit-il.

Ces premières élections libres en plus de 40 ans dans l'ex-Zaïre doivent permettre de tourner définitivement la page de la guerre civile, qui a ravagé le pays de 1998 à 2003 et dont les conséquences ont déjà provoqué la mort de quatre millions de personnes.

Les combats qui ont opposé la garde présidentielle de Joseph Kabila aux miliciens de Jean-Pierre Bemba illustrent les difficultés d'intégrer les anciens belligérants de la guerre civile au sein d'une armée nationale unifiée.


Pour les analystes, les forces internationales déployées en RDC vont être essentielles au maintien de la paix le temps de trouver une solution à long terme pour les 10 000 membres de la garde de Kabila et le millier de miliciens de Bemba.

«Il est extrêmement important que la force de l'UE et l'ONU se déploient à Kinshasa pour servir de dissuasion contre de nouvelles violences», prévient Stearns. «Ils doivent aussi établir des mécanismes clairs de sanctions contre ceux qui violeraient l'accord de trêve.»

Les résultats du premier tour de la présidentielle ont mis au jour la fracture ethnique séparant l'est et l'ouest du pays. L'est, de langue swahili, a largement voté pour Kabila tandis que l'ouest, de langue lingala, a voté contre le président, y compris à Kinshasa.

Les combats survenus dans la capitale et le ton agressif employé par les médias des deux camps alimentent les craintes d'une tension croissante avant le second tour.

«Ce n'est pas parce que nous avons séparé les belligérants que nous sommes prêts à lancer la campagne électorale», souligne Colin Stewart, codirecteur de la mission d'observation envoyée par le Centre Carter.

Après le premier tour, les images des tas de bulletins accumulés dans des centres de décompte désorganisés, avec certains bulletins brûlés ou perdus, ont inquiété les observateurs.

Ces défaillances n'ont apparemment pas eu de graves incidences sur les résultats ni altéré la crédibilité du scrutin.

«Mais nous devons régler tout cela avant le second tour», avertit Stewart. «Le système doit être très puissant pour résister aux réclamations et aux accusations de manipulation qu'il aura probablement à affronter.»

 

Des coups de fusil annoncent un second tour difficile


Joseph Kabila a obtenu 44,81 % des suffrages valablement exprimés. Faute de majorité absolue, un deuxième tour est prévu le 29 octobre. Il s'annonce rude. Des combats ont déjà éclaté à Kinshasa.

Tony Busselen
23-08-2006

Le mobutiste et criminel de guerre Jean-Pierre Bemba a obtenu 20,03% des voix. L'opposant historique Antoine Gizenga (81 ans) du Parti Lumumbiste Unifié arrive en troisième position, avec 13%. C'est le résultat le plus étonnant, le fruit d'une fidélité de plus de 45 années au nationalisme congolais. Nzanga Mobutu, le fils du dictateur zaïrois, obtient 4,8%. Suivent les résultats insignifiants des 29 autres candidats.

Avec 17 931 238 de votants sur 25 420 199 inscrits, le taux de participation a atteint 70,54 %. Il s'agit de résultats qualifiés de «provisoires». Les résultats définitifs ne seront connus que le 31 août.

Une campagne extrêmement agressive

C'est surtout à Kinshasa et dans l'ouest du pays que Bemba a percé. Dans certaines communes de Kinshasa, il obtient jusqu'à 60 % des votes. A la base de ce résultat, une campagne extrêmement haineuse et agressive contre Joseph Kabila. Sur le thème : « Il n'est pas Congolais », elle a été menée par un front rassemblant tant l'UDPS de Tshisekedi (ancien Premier ministre sous Mobutu) que le réseau de Ngbanda, ancien responsable de sécurité du dictateur Mobutu.

Le Parti Populaire pour la Reconstruction et le Développement de Joseph Kabila n'a pas été capable de détecter la progression de la campagne mensongère contre le Président, ni d'y répondre de façon convaincante.

Dimanche dernier, la tension était tellement forte que des combats ont éclaté entre les troupes de Bemba et la police nationale dans le centre de la capitale. Ils ont duré de 18 h jusqu'à tard dans la nuit. La garde présidentielle a dû intervenir pour appuyer la police nationale et vers 22 h des armes lourdes ont été entendues. Bilan : cinq morts.

Pour le second tour, les mobutistes annoncent déjà une campagne sous le thème TSK (« Tout Sauf Kabila »). Et à côté des attaques de type fasciste contre « l'imposteur analphabète rwandais Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila » et « le complot international des esclavagistes et impérialistes européens qui veulent imposer un Rwandais comme Président » s'ajoute un nouveau thème. Ngbanda, le spécialiste de l'intoxication mobutiste formé par les services secrets israéliens, a accusé Kabila d'avoir « vendu de l'uranium à l'Iran ». Le second tour s'annonce donc beaucoup plus rude que le premier.

Des problèmes juridiques à l'horizon

Puisque la communauté internationale n'a pas encore réuni les 46 millions $ qui seront nécessaires pour organiser le second tour, la Commission Electorale Indépendante (CEI) a dû fixer ce tour au 29 octobre. Or la presse kinoise signalait déjà fin de la semaine passée que cette date est en contradiction avec la constitution et la loi électorale qui imposent que le deuxième tour soit organisé dans les quinze jours qui suivent la proclamation par la Cour suprême de Justice (CSJ) des résultats définitifs du premier tour. Ceux-ci sont prévus au plus tard le 31 août.

Une révision de la constitution et de la loi électorale sera la première tâche pour les députés du Parlement nouvellement élu et qui prêteront serment en septembre. Les résultats des élections législatives ne sont pas encore connus. Mais les jours et les semaines à venir verront la formation de nouvelles alliances et des changements de camp parmi ces parlementaires, en fonction du second tour des élections présidentielles.
 


What is Ebola hemorrhagic fever?

 

Ebola hemorrhagic fever (Ebola HF) is a severe, often-fatal disease in humans and nonhuman primates (monkeys, gorillas, and chimpanzees) that has appeared sporadically since its initial recognition in 1976. The disease is caused by infection with Ebola virus, named after a river in the Democratic Republic of the Congo (formerly Zaire) in Africa, where it was first recognized. The virus is one of two members of a family of RNA viruses called the Filoviridae. There are four identified subtypes of Ebola virus. Three of the four have caused disease in humans: Ebola-Zaire, Ebola-Sudan, and Ebola-Ivory Coast. The fourth, Ebola-Reston, has caused disease in nonhuman primates, but not in humans.



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